Malaisie: des lesbiennes arrêtées en vertu de la charia

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La police religieuse a arrêté un couple de lesbiennes dans un hôtel de Johor Bahru, en Malaisie. Elles seraient les premières femmes interpellées à cause de leur homosexualité en vertu de la charia dans le pays –où des hommes sont en revanche régulièrement arrêtés.

L'ancien vice-Premier ministre et  actuel leader de l'opposition Anwar Ibrahim a lui même été accusé de sodomie à deux reprises, ce qu'il dément.

Les deux étudiantes, âgées de 20 et 21 ans,  ont été retrouvées avec un sex toy dans leur chambre d'hôtel par des agents du Département religieuse islamique de Johor lors d'un raid. Elles encourent trois mois de prison, six coups de canne, ainsi qu'une amende.

Sexe, jeunes et politique en Algérie: Homosexualité, ou la « mort sociale »

A première vue, comme le dit Latifa, une lesbienne rencontrée à Oran,« la vie des homosexuel(le)s est beaucoup plus simple et joyeuse en Algérie. » En effet, dans cette société où chacun vit cloisonné entre personnes du même sexe depuis le plus jeune âge, les possibilités de rencontres et de plaisirs homosexuels sont beaucoup plus nombreux. A 15 ans ou 25 ans, un garçon peut faire venir son amoureux à la maison, s'enfermer avec lui dans sa chambre, et même lui proposer de passer la nuit, sans que ses parents n'y voient malice. Pareil pour les filles. A 30 ans, 40 ans, deux hommes ou deux femmes peuvent partir en week-end, louer une chambre double à l'hôtel, personne ne dira rien.

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Zoheir Djazeiri est un activiste important parmi les homosexuels algériens. Militant à l'association Abu Nawas, son action est strictement clandestine, et Zoheir Djazeiri (Zoheir L'Algérien) est un pseudonyme. « Tout cela est vrai,admet-il, mais attention, le pendant négatif est très lourd ! Nous vivons dans une société machiste. Etre homosexuel, pour un mec, c'est se dégrader au niveau inférieur de la femme. » Sans parler de la loi, qui réprime très durement ces pratiques à la fois « contre nature » et interdites par la religion d'Etat, l'islam (article 2 de la Constitution). « Se faire arrêter pour homosexualité signifie la mort sociale, poursuit Zoheir. Tu es obligé de tout quitter : ta ville, ta famille, ton travail, tout ! » Détail important : En Algérie, aucun avocat n'est prêt à défendre publiquement les homosexuels. « Sa carrière serait ruinée. »

Malgré cela, non seulement il est possible d'avoir une vie homosexuelle, avec ses lieux de rendez-vous, ses bars et ses cabarets à Alger, Oran et Bejaia, mais beaucoup d'hétérosexuels algériens ont des pratiques homosexuelles : à l'école, lors du service militaire, à la cité U, etc. « La femme étant un produit rare, on se rabat sur les hommes. », rigole Mourad, 25 ans, rencontré à Alger, qui ne sait pas « si [il] préfère les hommes ou les femmes ». Un universitaire français travaillant sur l'homosexualité masculine à Alger raconte : « Les copains homos que j'ai rencontrés il y a huit ans sont tous en train de se marier. Avec le mariage, ils cessent plus ou moins leur vie homosexuelle. »

Tout engagement social ou politique représente un immense danger. L'association Abu Nawas, qui revendique via le Net 1 500 adhérents, est considérée par l'Etat comme une organisation faisant l'apologie d'un crime. « Nous sommes un noyau d'une vingtaine de militants, tous passibles de 10 ans de prison », explique Zoheir L'Algérien. Lors des mouvements contre un 4e mandat du président Abdelaziz Bouteflika (finalement réélu sur un fauteuil roulant le 17 avril 2014), Zoheir a dû s'enfuir pendant deux mois à l'étranger. Une chaine de télévision avait diffusé un reportage intitulé « Le complot », montrant sa photo entourée d'un cercle. A-t-il eu peur de se faire agresser, voire tuer ?« Non, ce n'est pas ça. Mais comme ma mère et les gens du quartier regardent ces chaines, j'avais trop peur qu'elle apprenne la vérité. »

Pierre Daum

Journaliste.

Un « imam » gay algérien marie deux iraniennes à Stockholm, des salafistes veulent le déchoir de sa nationalité

Un « imam » gay algérien marie deux iraniennes à Stockholm, des salafistes veulent le déchoir de sa nationalité


Deux iraniennes qui se marient, c'est déjà insupportable pour des salafistes algériens. Mais que ce mariage soit célébré par un imam algérien, gay lui-même, cela met dans tous ses états le chef du Mouvement Salafiste de la Sahwa, Abdelfattah Hamaddache qui appelle à le déchoir de sa nationalité algérienne.

 

Le mariage a beau s'être déroulé dans la lointaine et paisible Stockholm, il a suscité un communiqué virulent du Front de la Sahwa Salafiste libre, mouvement non agréé, qui mène régulièrement des campagnes sur des sujets divers sans drainer les foules.

Les deux femmes qui se sont connues via les réseaux sociaux il y a neuf ans ont reçu l'onction de l'imam franco-algérien, Ludovic Mohamed Zahed, gay lui-même et qui a lancé, en 2012, la première mosquée ouverte aux homosexuels à Paris. Il a créé l'association « Homosexuels musulmans de France » (HM2F) qui regrouperait plus de 500 membres

 

Ludovic-Mohamed Zahed qui s'est marié religieusement à un homme, Qiyaam, en 2012 et vit actuellement au Cap, en Afrique du sud, a publié un livre intitulé le « Coran et la Chair » dans lequel il se dit persuadé que  » si le prophète Mahomet était encore vivant, il marierait […] des couples d'homosexuels. »

Jeudi, le mouvement salafiste de la Sahwa libre a appelé « à laver l'honneur de l'Algérie de ce pervers qui se dit imam homosexuel qui marie les homosexuels » et qui vit « avec un homme comme lui dans le péché (haram) ».

 

Il n'existe pas d'imam homosexuel en Islam. L'homosexuel en Islam est traité par le glaive et la mort afin de laver la société de sa saleté » indique le communiqué du « Front de la Sahwa Islamique Salafiste en appelant à « purifier l'honneur algérien de cette apostat homosexuel ».

« L'Etat algérien et la société doivent retirer la nationalité algérienne à celui qui se dit imam algérien gay « Ludovic-Mohamed Zahed où appliquer les peines (houdoud) prévues par la charia contre lui ».

 

Ludovic-Mohamed Zahed s'est dit  » heureux de ce beau mariage et reconnaissant que de pouvoir donner sa bénédiction à cet heureux couple ». « Il est merveilleux que ces deux épouses commencent une nouvelle famille après des années de souffrance. Il est dur de quitter le pays pour un Etat étranger, mais enfin, elles peuvent vivre ensemble ».

Sous la photo qu'il a postée sur son compte Facebook, il écrit : « Le premier couple de lesbienne à être marié publiquement devant un imam (moi-même). Qiyaam et moi, étions les premiers musulmans gay à être mariés publiquement par un imam à Paris en 2012. AlhamdouliAllah, nous sommes bénis d'être partie prenante dans un mouvement progressiste de notre histoire humaine ».


source: huffpostmaghreb

Traitements anti-homosexualité: Un procès pour faire changer les mentalités en Chine

Un procès pour faire changer les mentalités en Chine - Traitements anti-homosexualité

Devant un tribunal du quartier de Haidian, dans l'ouest de la capitale chinoise, une activiste déguisée en infirmière brandit une grande aiguille factice qu'elle fait mine d'injecter de force à un faux patient. "L'homosexualité n'a pas besoin d'être soignée! Que le tribunal de Haidian s'oppose aux thérapies de réorientation!", scandent autour d'elle une dizaine de militants.

Le plaignant dont le tribunal examine le cas, qui se fait appeler Xiao Zhen, affirme avoir été traumatisé par des traitements subis dans une clinique de Chongqing, destinés à "corriger" son orientation sexuelle. On lui a ainsi demandé de penser à des scènes érotiques homosexuelles avant de lui administrer des électrochocs.

Outre cette clinique, Xiao Zhen poursuit également en justice le géant de l'internet chinois Baidu, premier moteur de recherches du pays, pour avoir diffusé des publicités pour l'établissement et ses "thérapies".

Ce n'est qu'en 2001 que les autorités chinoises ont officiellement retiré l'homosexualité de leur liste des maladies mentales, mais les gays et lesbiennes chinois font encore l'objet d'une très forte pression familiale et sociale. Ils sont souvent fortement incités par leur proches à subir des traitements de "réorientation", et sont nombreux à se résigner au mariage pour répondre au désir de petits-enfants de leurs parents.

Pour les militants chinois de la cause homosexuelle, le procès pékinois, sans précédent, constitue potentiellement une étape hautement symbolique. "C'est le premier procès contre les thérapies de réorientation sexuelle en Chine", affirme Xiao Tie, 28 ans, directrice générale du centre LGBT de Pékin, qui soutient cette action en justice.

"En Chine, ceux qui se soumettent à ces traitements le font pour la plupart sous la pression familiale. Quand ils apprennent que leur enfant est homosexuel, les parents lui ordonnent d'aller dans un hôpital psychiatrique ou de se soigner", a-t-elle ajouté.

Selon elle, la majorité de ceux qui se disent "guéris" grâce à ces méthodes le font uniquement pour mettre un terme à ces traitements pénibles. Les "thérapies de conversion" de tous types ont été pratiquées à travers le monde depuis le début du XXe siècle, mais sont désormais considérées comme non-scientifiques, inefficaces, voire dangereuses par les autorités médicales.

Cette industrie lucrative résiste cependant dans des pays comme Singapour, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis - où des récits rendus publics sur l'usage d'électrochocs alimentent cependant le débat sur son interdiction.

Le procès à Pékin pourrait contribuer à changer les perceptions et préjugés du public chinois, espère Zhang Rui, 21 ans, en charge du programme de soutien psychologique du centre LGBT. "Nous sommes là pour dire à autant de gens que possible que les thérapies de réorientation ne sont pas scientifiques", a-t-elle déclaré.

(Source AFP)

Etats-Unis: Une étude montre un déclin des quartiers gay dans les grandes villes

Une étude montre un déclin des quartiers gay dans les grandes villes - Etats-Unis

Une étude révèle que les secteurs traditionnellement connus comme des "quartiers gays" sont en baisse dans les grandes métropoles des Etats-Unis. 

Une équipe dirigée par Amin Ghaziani à l'Université de la Colombie-Britannique à Vancouver (Canada) a constaté que moins de couples de même sexe s'installent dans des secteurs tels que le Castro à San Francisco, Boystown à Chicago, et Chelsea à New York, qu'il y a une décennie. 

Selon l'étude, ces quartiers ont connu une baisse démographique de 8% chez les hommes homosexuels et une diminution de 13% des lesbiennes dans les 10 dernières années.

La hausse des prix de l'immobilier, favorisée par la réhabilitation initiée par les gays, en chassent les moins favorisés de la communauté LGBT et une partie de sa scène commerciale, établit le sociologue.

L'étude constate une augmentation du nombre de familles hétérosexuelles qui s'installent dans ces zones, un signe d'une combinaison de la régénération urbaine et de l'acceptation sociale croissante de la population LGBT, selon les chercheurs.

D'autre part, les ménages homosexuels se déplacent dans les quartiers historiquement hétérosexuels, en particulier autour de certains pôles scolaires côtés, ce qui signifie que les familles LGBT sont visibles dans un dossier de 93% des comtés américains. 

Mais cette intégration sociale des LGBT et la perte de "gaybourhoods" pourrait signifier que la culture gay court un risque de déclin. 

"Les quartiers gay ont été fondamentaux dans la lutte pour la liberté,et ils ont produit des contributions qui ont eu des répercussions mondiales, dans les domaines de la politique, aussi bien que dans ceux de la musique, de la poésie ou de la mode", rappelle Amin Ghaziani dans ses commentaires.

"L'acceptation croissante des couples de même sexe est extrêmement positive, mais il est important que nous continuions à trouver des moyens de préserver ces espaces culturellement importants", estime-t-il. 

Amin Ghaziani relève l'apparition de petites communautés LGBT dans des quartiers habités par les minorités ethniques, peut-être les "gayborhoods" du futur.

En février dernier, un rapport a révélé que les personnes LGBT vivant dans les zones anti-gay des Etats-Unis meurent en moyenne 12 ans plus tôt que ceux qui vivent dans des régions plus tolérantes.

There Goes the Gayborhood?, Amin Ghaziani, Princeton Studies in Cultural Sociology, 2014.

Afrique du Sud: Procès du directeur d’un camp de rééducation de garçons efféminés accusé de la mort de l'un d'entre eux

Procès du directeur d'un camp de rééducation de garçons efféminés accusé de la mort de l'un d'entre eux - Afrique du Sud

Les deux hommes ont comparu mercredi 30 juillet pour "meurtre, maltraitance sur un mineur et agression avec l'intention d'infliger de graves blessures" devant la Cour régionale de Vereeniging.

A 15 ans, Raymond Buys, un adolescent efféminé avait été envoyé par sa mère dans un "camp de redressement" dirigé par un raciste d'extrême droite qui promettait de transfromer le jeune homosexuel en "vrai homme".

Alex de Koker - c'est son nom - avait installé son "camp" à une heure au sud de Johannesburg, et contre 2.000 dollars par mois, il assurait les parents d'adolescents d'une réussite à transformer leurs enfants par des méthodes qui relèvent rien moins que de la barabarie.

Trois adolescents sont déjà connus pour être mort de ces méthodes.

Raymond Buys a fini sa courte vie sur un lit d'hôpital deux semaines après avoir été extrait du camp de resressement où il avait été torturé pendant deux mois (photo)Il était émacié, déshydraté, avec des blessures, dont plusieurs fractures du crâne, et des brûlures de cigarette sur le corps.

Selon un témoignage entendu lors des audiences, Raymond Buys a été enchaîné à son lit chaque nuit, s'est vu refuser l'autorisation d'aller aux toilettes et a été forcé de manger ses propres excréments.

Extrêmement faible et incapable de faire le travail manuel qu'on exigeait de lui, il a souvent été frappé à coups de planches, de tuyaux d'arrosage et de bâtons.

Peu avant d'être admis à l'hôpital, il aurait été électrocuté, nu et attaché à une chaise.

Sa mère a bien essayé de le voir mais s'est vue interdire toute visite. 

Koker et son employé, Michael Erasmus, avaient été inculpés d'assassinat après la mort du jeune adolescent.

Une nouvelle audience doit avoir lieu le 17 septembre prochain pour laisser à Alex de Koker et à sa défense la possibilité de plaider coupable. Une hypothèse fort peu probable compte tenu du mode de défense choisi jusqu'ici par cet ancien membre de la garde rapprochée du leader raciste Eugene Terreblanche qui se retranche derrière le fait que Raymond Buys était "un garçon à problèmes".

2 autres jeunes adolescents, également perçus comme gays et efféminés, sont morts en 2007 dans des circonstances similaires dans le même centre.


Etude: Les jeunes lecteurs d'Harry Potter sont plus gay frriendly

Les jeunes lecteurs d'Harry Potter sont plus gay frriendly - Etude

Des chercheurs de quatre universités ont examiné les attitudes des jeunes de l'école primaire à l'université en corrélation avec leur connaissance de la série de fiction populaire de  J.K. Rowling.

Leur constat a été publié dans le Journal of Applied Social Psychology, et une des études établit que les élèves du secondaire qui ont lu le plus de romans mettant en scène les aventures d'Harry Potter affichent le plus de tolérance envers les homosexuels. 

Les autres études indiquent qu'Harry Potter a eu un impact positif sur les attitudes des lecteurs envers les immigrants et les réfugiés, des groupes qui sont aussi victimes de discrimination.

Les avantures d'Harry Potter sont une analogie à peine voilée à la lutte pour les droits civils, et en particulier la montée du nazisme.

La série comprend aussi un personnage de loup-garou qui peut représenter la façon dont les séropositifs sont victimes de discrimination fondée sur la peur et les idées fausses qui entourent la maladie dont ils sont porteurs. 

L'auteur a également révélé en 2007 qu'elle a toujours pensé le personnage de Dumbledore comme étant gay.