Traitements anti-homosexualité: Un procès pour faire changer les mentalités en Chine

Un procès pour faire changer les mentalités en Chine - Traitements anti-homosexualité

Devant un tribunal du quartier de Haidian, dans l'ouest de la capitale chinoise, une activiste déguisée en infirmière brandit une grande aiguille factice qu'elle fait mine d'injecter de force à un faux patient. "L'homosexualité n'a pas besoin d'être soignée! Que le tribunal de Haidian s'oppose aux thérapies de réorientation!", scandent autour d'elle une dizaine de militants.

Le plaignant dont le tribunal examine le cas, qui se fait appeler Xiao Zhen, affirme avoir été traumatisé par des traitements subis dans une clinique de Chongqing, destinés à "corriger" son orientation sexuelle. On lui a ainsi demandé de penser à des scènes érotiques homosexuelles avant de lui administrer des électrochocs.

Outre cette clinique, Xiao Zhen poursuit également en justice le géant de l'internet chinois Baidu, premier moteur de recherches du pays, pour avoir diffusé des publicités pour l'établissement et ses "thérapies".

Ce n'est qu'en 2001 que les autorités chinoises ont officiellement retiré l'homosexualité de leur liste des maladies mentales, mais les gays et lesbiennes chinois font encore l'objet d'une très forte pression familiale et sociale. Ils sont souvent fortement incités par leur proches à subir des traitements de "réorientation", et sont nombreux à se résigner au mariage pour répondre au désir de petits-enfants de leurs parents.

Pour les militants chinois de la cause homosexuelle, le procès pékinois, sans précédent, constitue potentiellement une étape hautement symbolique. "C'est le premier procès contre les thérapies de réorientation sexuelle en Chine", affirme Xiao Tie, 28 ans, directrice générale du centre LGBT de Pékin, qui soutient cette action en justice.

"En Chine, ceux qui se soumettent à ces traitements le font pour la plupart sous la pression familiale. Quand ils apprennent que leur enfant est homosexuel, les parents lui ordonnent d'aller dans un hôpital psychiatrique ou de se soigner", a-t-elle ajouté.

Selon elle, la majorité de ceux qui se disent "guéris" grâce à ces méthodes le font uniquement pour mettre un terme à ces traitements pénibles. Les "thérapies de conversion" de tous types ont été pratiquées à travers le monde depuis le début du XXe siècle, mais sont désormais considérées comme non-scientifiques, inefficaces, voire dangereuses par les autorités médicales.

Cette industrie lucrative résiste cependant dans des pays comme Singapour, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis - où des récits rendus publics sur l'usage d'électrochocs alimentent cependant le débat sur son interdiction.

Le procès à Pékin pourrait contribuer à changer les perceptions et préjugés du public chinois, espère Zhang Rui, 21 ans, en charge du programme de soutien psychologique du centre LGBT. "Nous sommes là pour dire à autant de gens que possible que les thérapies de réorientation ne sont pas scientifiques", a-t-elle déclaré.

(Source AFP)

Etats-Unis: Une étude montre un déclin des quartiers gay dans les grandes villes

Une étude montre un déclin des quartiers gay dans les grandes villes - Etats-Unis

Une étude révèle que les secteurs traditionnellement connus comme des "quartiers gays" sont en baisse dans les grandes métropoles des Etats-Unis. 

Une équipe dirigée par Amin Ghaziani à l'Université de la Colombie-Britannique à Vancouver (Canada) a constaté que moins de couples de même sexe s'installent dans des secteurs tels que le Castro à San Francisco, Boystown à Chicago, et Chelsea à New York, qu'il y a une décennie. 

Selon l'étude, ces quartiers ont connu une baisse démographique de 8% chez les hommes homosexuels et une diminution de 13% des lesbiennes dans les 10 dernières années.

La hausse des prix de l'immobilier, favorisée par la réhabilitation initiée par les gays, en chassent les moins favorisés de la communauté LGBT et une partie de sa scène commerciale, établit le sociologue.

L'étude constate une augmentation du nombre de familles hétérosexuelles qui s'installent dans ces zones, un signe d'une combinaison de la régénération urbaine et de l'acceptation sociale croissante de la population LGBT, selon les chercheurs.

D'autre part, les ménages homosexuels se déplacent dans les quartiers historiquement hétérosexuels, en particulier autour de certains pôles scolaires côtés, ce qui signifie que les familles LGBT sont visibles dans un dossier de 93% des comtés américains. 

Mais cette intégration sociale des LGBT et la perte de "gaybourhoods" pourrait signifier que la culture gay court un risque de déclin. 

"Les quartiers gay ont été fondamentaux dans la lutte pour la liberté,et ils ont produit des contributions qui ont eu des répercussions mondiales, dans les domaines de la politique, aussi bien que dans ceux de la musique, de la poésie ou de la mode", rappelle Amin Ghaziani dans ses commentaires.

"L'acceptation croissante des couples de même sexe est extrêmement positive, mais il est important que nous continuions à trouver des moyens de préserver ces espaces culturellement importants", estime-t-il. 

Amin Ghaziani relève l'apparition de petites communautés LGBT dans des quartiers habités par les minorités ethniques, peut-être les "gayborhoods" du futur.

En février dernier, un rapport a révélé que les personnes LGBT vivant dans les zones anti-gay des Etats-Unis meurent en moyenne 12 ans plus tôt que ceux qui vivent dans des régions plus tolérantes.

There Goes the Gayborhood?, Amin Ghaziani, Princeton Studies in Cultural Sociology, 2014.

Afrique du Sud: Procès du directeur d’un camp de rééducation de garçons efféminés accusé de la mort de l'un d'entre eux

Procès du directeur d'un camp de rééducation de garçons efféminés accusé de la mort de l'un d'entre eux - Afrique du Sud

Les deux hommes ont comparu mercredi 30 juillet pour "meurtre, maltraitance sur un mineur et agression avec l'intention d'infliger de graves blessures" devant la Cour régionale de Vereeniging.

A 15 ans, Raymond Buys, un adolescent efféminé avait été envoyé par sa mère dans un "camp de redressement" dirigé par un raciste d'extrême droite qui promettait de transfromer le jeune homosexuel en "vrai homme".

Alex de Koker - c'est son nom - avait installé son "camp" à une heure au sud de Johannesburg, et contre 2.000 dollars par mois, il assurait les parents d'adolescents d'une réussite à transformer leurs enfants par des méthodes qui relèvent rien moins que de la barabarie.

Trois adolescents sont déjà connus pour être mort de ces méthodes.

Raymond Buys a fini sa courte vie sur un lit d'hôpital deux semaines après avoir été extrait du camp de resressement où il avait été torturé pendant deux mois (photo)Il était émacié, déshydraté, avec des blessures, dont plusieurs fractures du crâne, et des brûlures de cigarette sur le corps.

Selon un témoignage entendu lors des audiences, Raymond Buys a été enchaîné à son lit chaque nuit, s'est vu refuser l'autorisation d'aller aux toilettes et a été forcé de manger ses propres excréments.

Extrêmement faible et incapable de faire le travail manuel qu'on exigeait de lui, il a souvent été frappé à coups de planches, de tuyaux d'arrosage et de bâtons.

Peu avant d'être admis à l'hôpital, il aurait été électrocuté, nu et attaché à une chaise.

Sa mère a bien essayé de le voir mais s'est vue interdire toute visite. 

Koker et son employé, Michael Erasmus, avaient été inculpés d'assassinat après la mort du jeune adolescent.

Une nouvelle audience doit avoir lieu le 17 septembre prochain pour laisser à Alex de Koker et à sa défense la possibilité de plaider coupable. Une hypothèse fort peu probable compte tenu du mode de défense choisi jusqu'ici par cet ancien membre de la garde rapprochée du leader raciste Eugene Terreblanche qui se retranche derrière le fait que Raymond Buys était "un garçon à problèmes".

2 autres jeunes adolescents, également perçus comme gays et efféminés, sont morts en 2007 dans des circonstances similaires dans le même centre.


Etude: Les jeunes lecteurs d'Harry Potter sont plus gay frriendly

Les jeunes lecteurs d'Harry Potter sont plus gay frriendly - Etude

Des chercheurs de quatre universités ont examiné les attitudes des jeunes de l'école primaire à l'université en corrélation avec leur connaissance de la série de fiction populaire de  J.K. Rowling.

Leur constat a été publié dans le Journal of Applied Social Psychology, et une des études établit que les élèves du secondaire qui ont lu le plus de romans mettant en scène les aventures d'Harry Potter affichent le plus de tolérance envers les homosexuels. 

Les autres études indiquent qu'Harry Potter a eu un impact positif sur les attitudes des lecteurs envers les immigrants et les réfugiés, des groupes qui sont aussi victimes de discrimination.

Les avantures d'Harry Potter sont une analogie à peine voilée à la lutte pour les droits civils, et en particulier la montée du nazisme.

La série comprend aussi un personnage de loup-garou qui peut représenter la façon dont les séropositifs sont victimes de discrimination fondée sur la peur et les idées fausses qui entourent la maladie dont ils sont porteurs. 

L'auteur a également révélé en 2007 qu'elle a toujours pensé le personnage de Dumbledore comme étant gay.

USA: Un champion de catch affiche son soutien au mariage gay sur son slip

Un champion de catch affiche son soutien au mariage gay sur son slip - USA

Un catcheur américain a fait sensation en portant publiquement un slip avec le slogan "Legalize Gay" en signe de soutien à la revendication de la légalisation du mariage gay.

Kyle Kingsbury, un catcheur américain engagé dans le tournoi Ultimate Fighting Championship, a fait sensation en portant ostensiblement un slip sur lequel était inscrit "Legalize Gay" en signe de soutien à la revendication de la légalisation du mariage gay.

Le fait mérite d'être noté dans la mesure où in intervient dans un milieu spotif réputé machiste - voire homophobe - et qu'on pouvait imagnier à mille lieues des revendications de la communauté LGBT.

La séquence s'est produite juste avant l'entrée en scène du catcheur, lors du passage obligé pour la pesée.

Kyle Kingsbury a enlèvé ses vêtements et montré son postérieur face à la caméra qui filmait l'évènement. Moyen imparable de faire passer le message avec humour.


https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=TDYV5zdo15Y

Ouganda: La Cour constitutionnelle annule la loi anti-homosexualité contestée

La Cour constitutionnelle annule la loi anti-homosexualité contestée - Ouganda

"La loi est nulle et non avenue", a déclaré le président de la Cour donnant lecture du jugement.

Cette loi, qui ajoutait notamment la répression de la "promotion de l'homosexualité" et l'obligation de dénoncer les homosexuels à une législation punissant déjà depuis plus d'un demi-siècle les relations homosexuelles de la prison à vie, avait suscité un tollé international.

Plusieurs bailleurs de fonds avaient suspendu certaines de leurs aides au gouvernement ougandais.

L'annulation de la loi a été rapidement saluée sur Twitter par les défenseurs de la cause homosexuelle, même si la précédente législation - l'article 145 du Code pénal, datant de 1950 et remontant au régime colonial britannique, qui punit de la prison à vie les "relations charnelles contre nature" - reste en vigueur et prévoit la perpétuité pour les "relations charnelles contre nature". Le même article, consacré aux "infractions antinaturelles", punit au paragraphe suivant de la même peine les "relations charnelles avec un animal".

"Jugement final: je ne suis plus une criminelle aujourd'hui. Nous avons fait l'Histoire pour les générations à venir", a exulté Jacqueline Kasha, figure de la cause homosexuelle en Ouganda.

"La loi antihomosexualité rétrograde en Ouganda a été annulée par la Cour constitutionnelle, elle est désormais morte et bien morte", s'est réjoui le journaliste ougandais Andrew Mwenda, qui était un des requérants.

Amnesty International a salué vendredi une "victoire significative" en espérant qu'elle se traduirait "une réelle amélioration dans les vie des lesbiennes, gays, bisexuels, transgenres et intersexués en Ouganda, piégés dans un cercle vicieux de discrimination, menaces, abus et injustice depuis trop longtemps".

Le Pasteur Martin Ssempa, pourfendeur radical de l'homosexualité, a réagi en affirmant que "les Etats-Unis avait insufflé la sodomie dans notre pays", en référence aux récentes sanctions contre l'Ouganda prises en réaction à cette loi par Washington.

Le pasteur, qui avait dénoncé ces derniers jours par avance un "avortement judiciaire de notre loi", attribué, selon lui, aux pression internationales exercées sur l'Ouganda, s'est dit "déterminé à faire appel devant la Cour suprême".

En robe pastorale noire, le Pasteur Ssempa avait vendredi, avant l'arrivée des magistrats, prié au milieu de la salle d'audience, remplie, pour qu'ils n'annulent pas la loi.

Selon des ONG, le durcissement de la législation réprimant l'homosexualité en Ouganda a provoqué une hausse des abus contre les homosexuels: arrestations arbitraires et racket policier, licenciements, expulsions de leurs logements et agressions.

La nouvelle loi avait également réduit l'accès des homosexuels aux services de santé et de prévention contre le sida, en raison des craintes d'arrestation, selon ces ONG.

(Source AFP)

Ouganda: Ban Ki-moon salue l'abolition de la loi anti-homosexualité

Ban Ki-moon salue l'abolition de la loi anti-homosexualité - Ouganda

"C'est une victoire du droit", a estimé M. Ban dans un communiqué où il rend hommage aux militants des droits de l'homme ougandais qui ont combattu cette loi "en prenant parfois de grands risques personnels".

Il demande cependant "de poursuivre les efforts pour décriminaliser les relations homosexuelles" et pour lutter contre la "discrimination dangereuse" qui prévaut encore en Ouganda contre les gays, lesbiennes, bisexuels et transgenres.

La loi qui a été abolie ajoutait la répression de la "promotion de l'homosexualité" et l'obligation de dénoncer les homosexuels à une législation punissant déjà depuis plus d'un demi-siècle les relations homosexuelles de la prison à vie.

(Source AFP)